Amours, guerres et sexualité, 1914-1945
Commissaires de l’exposition
Danièle Voldmann, François Rouquet et Fabrice Virgili
Le Musée de l’Armée et le Musée d’Histoire contemporaine-BDIC, en collaboration avec le CNRS, ont associé leurs équipes, leurs collections et leurs espaces pour présenter une nouvelle exposition : Amours, guerres et sexualité – 1914-1945.
Le sujet développé est tout à la fois neuf, passionnant, mais aussi difficile et à ce jour peu illustré dans les musées d’histoire : l’évolution et le bouleversement des relations intimes, amoureuses et sexuelles, des hommes et des femmes dans le cadre des grands conflits mondiaux. À la croisée de l’histoire des guerres et de l’histoire du genre, il s’agit de comprendre comment et en quoi les deux guerres mondiales ont affecté les relations entre les hommes et les femmes, civils et militaires, au niveau le plus intime, celui du rapport amoureux et de la sexualité.
La mise en perspective est européenne, par le thème étudié et la collaboration de chercheurs étrangers, l’approche est essentiellement historique avec des éclairages empruntés à la psychanalyse.
Salle 1 – La mobilisation
Tout un imaginaire de la virilité et de la féminité est convoqué pour convaincre les populations de s’engager dans le conflit. Les couples se séparent dans la douleur et le désordre du début de la guerre. Les thèmes de la séparation et de l’entretien du lien amoureux entre les hommes et les femmes malgré la distance sont explorés.
Salle 2 – Ce second temps de l’exposition développe plusieurs thèmes
- La sexualité contrôlée : le contrôle moral et la censure, la prostitution, les maladies vénériennes, la peur des espionnes.
- Aimer, faire l’amour en guerre : l’amour conjugal, couples légitimes et familles ; nouvelles rencontres entre compatriotes, alliés et ennemis ; conséquences heureuses ou malheureuses.
- Les violences sexuelles : viols ; mutilations et sévices sexuels ; prostitution forcée ; la répression d’une sexualité stigmatisée.
- La guerre et après : la guerre a imprégné l’identité même des individus, et la paix n’a pas toujours permis un retour à l’état antérieur.
Plus de 480 œuvres ont été réunies : objets, affiches officielles, affiches de films, cartes postales, peintures, photographies, correspondances privées, journaux intimes, coupures de presse, oeuvres littéraires et poétiques. L’habillage sonore de l’exposition a été assuré par des archives sonores et filmiques, des textes lus, des musiques et des chansons intégrés à chaque séquence.